LE STREET ART

Les PhotoGraphitis de Chloé Charbonnier

Chloé Charbonnier situe sa pulsion artistique entre rage et poésie, sa colère fondamentale devenant source d’inspiration. Elle souhaite être la messagère des gens qu’elle croise, qu’elle photographie, leur donnant l’occasion de dévoiler une part de leur personnalité, parfois de leur intimité. Le sujet doit devenir l’orateur. En 2011, avec son projet Photograffiti (association de photographie et de graffiti), elle arrête 50 personnes dans les rues de Manchester, gens de toutes catégories sociales et de toutes obédiences, acteurs de notre réalité ou ceux qui la subissent. Elle leur pose cette question : « Quel message souhaiteriez-vous transmettre au monde ? » Ils sont alors photographiés tenant une pancarte sur laquelle ils ont formulé leur déclaration. Le marché est de prendre deux portraits intégraux, l’un en polaroïd offert en échange de l’autre, photo en négatif noir et blanc. L’exposition dans les rues de Manchester de ces portraits grandeur nature, sublimes, fantaisistes, déconcertants, souligne les contradictions de notre société et dévoile un « intime Manchester » ouvrant ses fenêtres sur ses pensées.

Principe :

L’idée est de reproduire le concept « Photograffiti » mais dans le cadre d’un festival, cette fois-ci et d’utiliser l’alibi photographique pour donner la parole aux habitants de Matour, croisés au hasard des rues, des cafés, du marché, toujours en leur demandant d’écrire sur une pancarte « Quel message souhaiteriez-vous transmettre au monde ? ». Ces photos prises durant les mois de mars et avril, seront alors imprimées en taille réelle et placées dans les rues pour le festival Pépète Lumière, dans la nuit du 19 au 20 mai. L’effet surprise sera d’autant plus grand que le dimanche 20, le festival se terminera dans une balade musicale au travers de la ville, amenant le public à découvrir l’itinéraire de ces photos installées sur les murs et ainsi, de pénétrer dans les pensées fugitives de ses habitants. Car c’est au travers de ses citoyens que l’on s’approche de l’essence d’un lieu : appréhender les préoccupations d’une population (en période électorale…), leurs différences, leurs rêves, leurs désillusions… LA VIE !