Je me souviens de l’Homme à barbe

JE ME SOUVIENS DE L’HOMME A BARBE (titre provisoire)

Création d’un spectacle musical jeune public


Patrick Charbonnier (clown sonique) : conception et interprétation
Gauthier David : auteur
Lionel Marchetti : bande son
Jean-Paul Delore : regard exterieur
Céline Thoué : Travail objets
Catherine Laval : Costume et maquillage

Durée prévisionnelle : 50 minutes
Age : à partir de 6 ans

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« Il était une fois un homme qui avait un oiseau, un fusil et une barbe. »
Ainsi commence l’histoire à peine incroyable d’un homme qui veut à tout prix apprendre à chanter à son oiseau – un oiseau aphone en forme de machine à coudre SINGER.
L’Homme à Barbe a été créé en 1986 par Alain Gibert, musicien, compositeur, conteur génial décédé prématurément en 2014.

Alain Gibert :

  • cofondateur avec d’autres musiciens nourris de free jazz autant que de musiques traditionnelles du collectif lyonnais A.R.F.I.(Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire)
  • puis cofondateur, avec notamment le chanteur Steve Waring, de la compagnie La Carrérarie destinée à propager une autre idée du spectacle musical jeune public en flirtant avec le non-sens.

Genèse du projet :
« J’ai été le compagnon de jeu d’Alain au sein de l’ARFI durant une vingtaine d’année… Aujourd’hui plus que jamais, je me souviens de lui, de ses frasques, de sa générosité et de son invention.
Je souhaite lui rendre hommage (Alain aurait dit « lui rendre dommage ») en revisitant le personnage de son Homme à Barbe, héros du conte musical qu’il crée en 1989 pour les tous petits.
Se souvenir de l’Homme à Barbe, ce n’est certainement pas endosser un costume, du cousu main et du sur mesure. Il ne s’agit pas de singer (du même nom que l’oiseau-machine à coudre de l’Homme à Barbe) un modèle, aussi génial soit-il. Encore moins de reprendre un rôle.
Mes années d’amitié et de collaboration avec Alain, nos concordances de vues artistiques et musicales nourries aussi parfois de nos divergences suffisent à légitimer ce dessein.
Faire revivre l’Homme à Barbe en lui insufflant un peu de ma personnalité, c’est entretenir la conception d’une esthétique de la simplicité et de la surprise chère à Alain.
A travers l’Homme à Barbe, JE ME SOUVIENS D’ALAIN GIBERT.
Vive l’Homme à Barbe. »
Patrick Charbonnier


Note de l’auteur :
Un homme à barbe découvre qu’un boulon planté dans une pièce de bois chante comme un oiseau. Cet homme à barbe a d’ailleurs un oiseau. Mais son oiseau, lui, est plus silencieux qu’une flaque d’eau. Cet oiseau qui ne chante pas, c’est le grand problème de cet homme à barbe.
Polystyrène tonnerre, rythmiques boiteuses, brouhahas de ressorts, mélodies en sandwiche, coucou suisse distordu, trombones à ballons, mots réversibles… les instruments-sorciers de cet homme à barbe vont-ils interpeller cet oiseau ? Eveiller son chant ?
Ou devra-t-il voyager dans les souterrains du temps, rencontrer des australopithèques, boire des jus de citron pressé et ranger sa chambre…

Plus qu’une reprise, « Je me souviens de l’Homme à barbe » est une réécriture du spectacle « L’Homme à barbe » d’Alain Gibert, élaborée autour du travail sonore du musicien Patrick Charbonnier et de l’écriture de l’auteur jeunesse Gauthier David.
Ce spectacle use pour sa scénographie de détournements d’objets usuels communs (scotch blanc, serre à salade, citrons…) et propose des expériences d’écoute, du cinéma pour l’oreille.


Intention artistique :
Pour en découdre avec Singer…L’HOMME A BARBE SELON CHARBO

Alain Gibert a tout donné pour faire chanter son oiseau.
Pour y parvenir, il a élaboré son propre glossaire musical, poétique et atypique.
Les témoignages de sa réussite sont multiples et manifestes.
Comme tout créateur, Alain Gibert ne croyait pas en une passation par filiation d’un canal historique. Le côtoyer, c’était inventer une voix à soi en résonance avec la sienne, seule condition pour un embarquement immédiat.

Pour reprendre ses chimères sans trahir son utopie, pour faire chanter mon oiseau tout homme à barbe que je sois, nécessité est d’en faire mon expérience détachée de son modèle.

Gib était nourri du folklore de ses racines, bourrées d’Auvergne et de Haute-Loire,

mon inspiration me vient du rock contestataire de mon adolescence et de ma fascination pour les musiques ethniques de l’Afrique.

Gib avait un sens inné de la mélodie,

je privilégie les alliages de timbres inédits.

Gib jouait la guitare sommaire, faisait reculer la technique du trombone pour faire avancer la musique (deux expressions Gibertiennes),

                                          je maltraite le blairophone (version française du daxophone) et j’appareille mon trombone de baudruches
et d’appeaux fantaisistes pour chasser les banalités instrumentales.

Gib s’accompagnait au lithophone,

j’ai recours à la Kora pour invoquer l’esprit d’Alain

Gib usait de la flûte à eau et animait Pépète Un et Pépète Deux, les deux chiens mascotte Pathé Marconi (la voix de son maître…),

je déclencherai un tohu-bohu de pépiement
participatif et mimerai, pour réussir à mes fins,
la parade nuptiale d’un homme bambou.

Gib raconte l’histoire invraisemblable de l’homme à barbe,

 voici l’homme à barbe selon Charbo
(comme m’appelait Gib)